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Au football, le règlement ne prévoit pas que la maman du centre-avant se précipite sur le terrain chaque fois que son fiston est bousculé.
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| Re: < le Café des Sports > | Sujet: Re: < le Café des Sports > par SAï sur 19/3/2007 11:10:50
la WBO aussi. Voilà un exposé qui t'éclairera sans doute fonky-m 
Citation : La multiplication des ressources médiatisables : les emplois et les rôles possibles sur ce marché. A la différence avec les comédiens par exemple (Paradeise, 1998, Menger, 1997), le monde de la boxe n’offre pas une multitude de rôles et donc d’emplois possibles. Le marché de la boxe repose sur une logique de rareté de l’offre. En moyenne les boxeurs français ne font pas plus de 2,5 matchs par an. De plus, seuls les championnats mettant en jeu des titres sont réellement médiatisables. Il est en effet difficile de médiatiser un match de construction de carrière autrement qu’en l’insérant à l’intérieur d’un gala dans lequel il y a déjà un combat vedette. On comprend rapidement que le système serait difficilement viable s’il n’y avait qu’un seul titre de champion du monde toutes catégories confondues comme à l’origine dans une seule fédération internationale. On est donc dans une situation de rareté de l’offre beaucoup plus importante que dans d’autres activités sportives comme le tennis. Pour résoudre cette situation et augmenter le volume d’emplois possibles, le monde de la boxe professionnelle a connu un double mouvement : la multiplication des titres d’une façon verticale (On passe de 3 catégories de poids en 1891 à 10 catégories en 1960 et pour arriver finalement à 17 catégories de poids en 1987 ) et d’une façon horizontale (plus de 10 fédérations internationales en 2006). Certes, la multiplication des catégories s’est réalisée sous la contrainte d’un processus de civilisation de la violence visant à préserver l’intégrité physique des boxeurs (Elias et Dunning, 1986, Rauch, 1992), mais rapidement c’est davantage d’une augmentation des « ressources médiatisables » dont il va être question (Philonenko, 1991). La multiplication des fédérations s’inscrira également dans cette perspective. Dans un contexte où aucune fédération n’est véritablement légitime, laissant un marché complètement ouvert à la concurrence, et dans lequel le match de boxe devient un spectacle populaire largement diffusé par la télévision, les titres de champions du monde vont se multiplier de façon exponentielle et construire un système complexe d’emplois. Une hiérarchie se constitue alors à l’intérieur de ces différents emplois possibles entre : - d’une part les fédérations, il existe aujourd’hui quatre fédérations majeures dont la plus prestigieuse est la WBC suivie de la WBA, la WBO et l’IBF et des fédérations mineures. - d’autre part les catégories, une différenciation naturelle des catégories d’emplois versus poids a produit une forme de hiérarchie symbolique entre les catégories (les plus lourdes étant sensées produire les champions les plus forts). A ce titre on parle des poids lourds comme de la catégorie reine. Ainsi, le poids détermine le type de catégorie dans laquelle le boxeur va pouvoir négocier sa carrière, d’une part, et le type de fédération définit le niveau de difficulté dans lequel il va s’engager, d’autre part. Ensuite chaque catégorie à l’intérieur de chaque fédération renvoie à plusieurs types de rôles : le tenant du titre (champion du monde), le challenger (n°1), le bien placé (n°1 au n°20), le montant, le descendant, le faire valoir couramment appelé « la chèvre ». Ces rôles sont en réalité étroitement liés au classement fédéral. Ce dernier définit en effet les rencontres possibles. A cela s’ajoutent deux autres types de titres. D’une part, à l’intérieur des fédérations majeures, il existe des titres intermédiaires avant de concourir pour le titre suprême comme ceux de champion intercontinental et champion des moins de 23 ans. D’autre part, entre les fédérations majeures, il existe des titres réunifiés pour les champions hors catégorie, les fédérations qualifie alors ces boxeurs de « super champions ». L’ultime étape consiste enfin à tenter de devenir champion du monde de plusieurs catégories de poids, l’exploit étant d’avoir été champion du monde dans trois catégories différentes comme récemment Hopkins vient de le faire pour mettre fin à sa carrière (ce qui lui vaut une proposition de 20 millions de dollars pour un dernier combat). Cette stratification du marché de l’emploi et cette multiplicité des rôles possibles offrent des combinaisons de carrière multiples avec lesquels les boxeurs vont jouer. Ces combinaisons sont plus ou moins glorifiantes, rémunératrices et génèrent des inégalités importantes entre les boxeurs.
source : AFS
> les champions actuels dans ces différentes catégories : ICI (pas encore mis à jour pour Mormeck : cruiserweights ou lourds légers)
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